Autour du feu ou dans un troquet à Paname, les apaches s'entrainent pour titiller les tribus voisines. Récits d'anciens et pensées de poivrots, tout est là.
Il pleut bien,
Les 11 et 12 Avril 2009, en voiture vers la mer.
En Bref, tout au bout ouest du monde, sous la célèbre pluie. Pas neuf, ni bancal, le véhicule roule bien.
Menant Ker Ptain, Solennia, Dir M’andro et LoïX vers un week-end de détente ou d’efforts, suivant aspiration.
A précisément 2 heures de bouchon et 5 heures de route de Paris, ils atteignirent avec satisfaction le
Finistère, quelque peu fourbus par le voyage, déjà en train de digérer leur pizza de Rennes. Objectif : dormir.
La compétition ? Fort bien agencée et fort agréable, il faut le dire. Mais la motivation était ailleurs…
Car à Quimper, quand on parle de crêpes, ce n’est pas pour faire semblant. D’ailleurs nous avons tous mis
la main à la pâte et la pâte sur les biligs des crêpières que nous ne remercierons une fois de plus jamais
assez pour leur accueil si convivial et ce qui transforme la sueur en satisfaction
Les vannes ont fusé, les tireurs de renom aussi, et c’est avec cette
lueur de nostalgie fatiguée que les Apaches
remballèrent leur 4ème place ex-aequo et
s’en allèrent, songeant à Nantes
deux semaines plus tard. A bientôt, Bretagne.
N
O x E
S
| Des Apaches chez les Titis! Nous étions au gymnase de la Halle Carpentier pour disputer la rencontre par équipe "les Titis parisiens". Le samedi 31/01 et le dimanche 01/02. |
Nous arrivons
Dans le gymnase
En fanfarons
Mais sans emphase.
Accueil cordial
Et sur les stalles
Un peu s’installe
Un camp de base.
Rires du matin et bonjours
Donnent le ton, posent l’ambiance
Qui rythmera sur les deux jours
La foule de parisiens dense,
Allemands, anglais, still besser,
"Arvenes" recherchant leur aire
Ou provinciaux bien volontaires.
A monde fou plaisir immense.
Enfin ! Les assauts débutent à l’heure et s’enchaînent
Dans chacune des poules les Apaches trinquent :
Où Kptain, Ben et L’X luttent et montent avec peine
Sélénia, Di Mambo, François et Margaux vainquent !
Buffets froids, assauts chauds, mélangent en un éclair
Latéral fourchette et rotations arbitraires.
Hypocras et gâteaux, énergies communautaires
Plus que les craquements du châtaigner requinquent.
Experts en tête, Apaches après
Nice, Apaches derrière bretons
Sous l’azure de Mallarmé
Prend fin cette compétition
Où d’aucuns célèbrent à nouveau
Le succès du fort sur le beau
Et avec la fin des assauts
D’un coup retombe la pression.
S’enfuit dès lors
L’animation.
Gaillards dehors,
Vannés au fond,
Douchant d’eau claire,
Pliant affaires,
Saluant nos pairs,
Nous repartons.
| Après des tours et détours au Maroc, un presque séjour-intensif dans la Drôme, une longue promenade au Monténégro, des expéditions casse-cailloux dans les plis les plus reculés de la France, et une visite plus que courtoise en Allemagne, les Apaches envoient à nouveau un émissaire au delà de l'horizon. Chauffez vos soupes au paprika et sortez vos chapkas, le Apaches World Tour s'arrète à Budapest! | After some roaming and wandering in Morocco, a nearly-intensive session in Drôme, a long walk through Montenegro, some rock-tapping expeditions in the most remote creases of France, and a more-than-polite visit in Germany, the Apaches send once again an emissary far beyond the horizon. Warm up your paprika soups and draw your chapkas, the Apaches World Tour stops in Budapest! |
| Cliquez pour voir le film: | Clic to watch the film: |
| Youtube | Kewego | DailyMotion |
Miladiou 2008 : un podium et une bonne position
Le temps d'un week-end, les Apacheus sont tallés faire ung toureu du côté de Villeufrincheu deu Rouérgue poureu participer ô Miladiiou. Finies pollution, grisaille et Leader Price, bonjour jaunure (c'est l'automne, la verdure a tourné), grisaille et Hyper U!
Arrivés tandis que l'air fleurait bon la pleuvaille fraichement dégouttée, et après avoir bien profité des petites routes de campagne pour découvrir avec stupéfaction que les vaches du cru étaient de fort petite taille et possédaient en plus de deux petites pattes palmées deux ailes et un grand cou, les Apaches sont allés déguster leur pizza rituelle dans une petite auberge de
Chapitre 1 : Engagement, fureur, chute
Kptain, François et Le X formèrent la première escouade et s'engagèrent la tête la première dans le conflit, ce qui leur permit de remporter toutes ses rencontres jusqu'au soir. Sans doute la salade de gésiers de la veille n’était-elle pas innocente dans ce succès. Huit batailles, huit victoires dont deux à l’arrachée, beaucoup de sueur et un coup de sang qui faillit coûter cher. Tard le soir, le champ de bataille résonnait encore des cris, du fracas des cannes qui se brisèrent et des casques qui tombèrent au sol.
Malgré un nouvel apport en pizzas et salades de la région, le dimanche ne réserva pas le même sort à l’équipe que le samedi. Faut-il y voir une accoutumance à l’énergie bénéfique de l’alimentation italienne ou le fait qu’ils avaient fini par atteindre l’élite des troupes adverses? Toujours est-il que malgré deux tournées générales de pizzas royales les forces des Apaches 1 vinrent à leur manquer et ils s’abîmèrent finalement les dents contre les divisions Pessacaises et Montpelliero-Ruthénoises.
Même pas grave, même pas mal, l’équipe 1 arrive quand même sur le podium à la 3ème place.
Chapitre 2 : Lutte, détermination, sur le fil
La seconde équipe, emmenée par le capitaine di Mambo de
Forts de leur préparation, ils attaquèrent en adaptant stratégiquement leur groupe à leurs adversaires. Las, Sélénia n’avait pas pris de dessert la veille et Ben a dormi dans la même chambre que Jeff ! Les performances ne pouvaient ainsi pas être optimales et ce n’est que 50% des victoires qu’ils réussirent à remporter sur leurs assauts.
50/50, sans couper la poire du manichéisme en deux, l’équipe 2 arrive en 6ème position.
Chapitre 3 : Ouverture, promotion,
C’est avec un immense honneur que les Apaches ont offert à l’Apache d’Honneur 2008, Ismaël, un de leurs tous nouveaux tee-shirts promotionnels, de même qu’ils en ont pratiquement donné un à un super-prix-d’ami-pas-cher-c’est-quasiment-cadeau à Thierry qui était tellement emballé par l’idée qu’il a fallu négocier pour qu’il veuille bien le payer au même tarif que tout le monde !
Au passage, si soutenir notre équipe vous intéresse, ou si vous n’avez pas encore de t-shirt gris dans votre collection privée, n’hésitez pas à nous contacter pour acquérir un de ces fantastiques exemplaires dont nous avons le secret !
Et histoire de bien commencer la saison et de vous faire découvrir un peu plus le monde des Apaches, Ben vous offre pas 1, pas 1.5, pas 1.61803399 mais 2, oui 2 vidéos d’un seul coup ! Pour les découvrir, cliquez sur les images ci-dessous.
Par Di Mambo

La « pause estivale » a permis a certains d’entre nous de se ressourcer, et à d’autres de bosser comme des bisons en furie. Les membres de la légendaire équipe de Paname ne furent donc pas à armes égales face à la reprise 2008. Suite à des entraînements dirigés de main de fer par notre manitou technique, j’ai nommé le X, il nous aura fallu deux mois pour revenir à notre niveau physique et à une harmonisation complète du Team compétition. Nous serons donc fins prêts pour le grand pow-wow du Miladiou, première rencontre officielle en cette année du rat (aucun rapport avec le grand patron, rassurez-vous). A cette occasion, laissez moi vous rappeler quelques qualités humaines et « cannistiques » de mes cher(e)s compagnon(e)s d’aire.
El Ben : il nous a offert tout au long de l’année, via ses réalisations vidéo « pêchues » et talentueuses, des rêves et des souvenirs fabuleux. C’est un Team Coach exceptionnel. Sur l’aire, ses capacités physiques et stratégiques n’ont d’égale que son espièglerie. Musachi français du XXIième siècle, il maîtrise en effet parfaitement la technique de l’encerclement spiral. Comme Géronimo, l’âme fougueuse des Apaches est ancrée dans son cœur.
Kptain : ce pro du graphisme, grand artiste-voyageur, est également un combattant hors-pair spécialiste des tricks. Toujours prêt a en découdre, il se sert de sa canne comme d’un pinceau ou d’une Kalachnikov, suivant son inspiration. Tireur d’élite à l’âme de gentilhomme (mais pas trop quand même). Attribut : plume d’aigle bleue.
François, dit « Francesco la Salamandre » : d’une culture g. incroyable, c’est un chercheur en curiosités tout azimut. Sur l’aire, d’une concentration et d’une efficacité qui en inquiète plus d’un. Calme comme le saule du Japon (les techniques de respiration n’ont plus de secrets pour lui), mais grand comme le séquoia d’Amérique, il est prêt à déraciner l’adversaire. Ne vous fiez surtout pas à son mode « basse conso ». Vous vous réveilleriez les batteries à plat…
D-Jay Eff : Golden Boy fonky et dandy, l’aîné de notre équipe est aussi un sportif multiple. Entre deux voyages d’affaire, ce diplomate de la canne nous fait toujours retrouver le nord, autour d’un verre comme au volant du bus qui nous ramène à Paname. En assaut, le jet-lag n’a pas d’effet sur lui : il traverse l’aire en deux foulées, envoie son attaque fulgurante et retombe toujours sur ses pattes. Messieurs (et Mesdames !), on vous aura prévenu.
Selenia, dite « Selenia la guerrière » : Faut-il ici rappeler ses valeureux titres de gloire ? Disons plutôt que notre spécialiste des pétroglyphes de l’ex-URSS possède également les qualités d’une future championne : têtue, efficace et stylée. Notre digne (et unique !) représentante féminine revient toute fraîche d’un voyage en Serbie/Montenegro avec Kptain : l’oxygène slave dans le sang, c’est comme de la nitro dans le moteur d’une Ferrari. Attention aux radars sur la route de la victoire.
Le X : dans la vie, un scientifique pointu qui fait quelque chose que je n’ai toujours pas compris tellement c’est compliqué. Sur l’aire, un technicien d’une richesse et d’une maîtrise impressionnante. Chacun des ses assauts est un bijou. Pédagogue talentueux, il enrichi son style –déjà très créatif- par des techniques glanées auprès des maîtres et dans les ouvrages rares. Le fin penseur de notre discipline s’attaque au fond comme à la forme, et ne risque pas de s’arrêter avant longtemps.
Di Mambo : il admire les couteliers du monde entier et poursuit des recherches sur l’art ashanti. Sur l’aire, on le dit bondissant (un peu trop ?!) et esthétique. Cet apache, nantais d’origine, était un peu trop « à l’ouest ». Après un retour aux fondamentaux, le revoilà sur terre pour défier -entre deux sourires- le gotha de la canne de combat.

« Attendez que je me souvienne... les championnats du monde. Ah oui, ça c'est passé vers un début d'automne ou une fin d'été. Une mi-septembre peut-être bien. Oui voilà, mi septembre. Je me souviens, il pleuvait déjà des feuilles mortes. Ca se passait loin dans l'est, en des terres encore inexplorées lors de cannistiques tribulations. Une ville étrange au nom de montagne, la demeure d'un seigneur enserrée dans une forêt comme un joyau dans son écrin.
L'endroit était fabuleux, imaginez un instant ce cadre: sur la large esplanade d'un manoir du XIXème, sur un sol léger de gravier, des aires étaient tracées à la poussière de craie rouge. Un soleil de fin d'après midi illuminait la façade ouvragée et embrasait les arbres alentours des milles couleurs d'un automne naissant. Une léger souffle d'air emmenait danser des feuilles mortes rouges et jaunes autour des participants. En contrebas sur un méandre du fleuve était amarré le drakkar d'une délégation nordique.
Au soir venu, les équipes se mirent à défiler devant notre hôte et sa cour. Drapeaux flottants au vent et fiers athlètes. La lumière déclinant, on alluma des dizaines de chandeliers pour... »
Alors là, Kptain, pardon mais tu dérailles !
J’y étais, moi, d’abord, je sais de quoi je parle ! (Et puis ça suffit avec les drakkars…)
D’ailleurs,
je ne suis même pas sûre qu’il pleuvait des feuilles mortes, à
Frankenberg. Il y avait de la brume, c’est sûr, mais pour le reste…
Bref, rien à voir avec la canne, tout ça ! Passons plutôt au résumé des faits :
Invitée
à rejoindre la prestigieuse équipe féminine française, en compagnie de
Nicole Chane-Foc et de Cécile Serris, et entourée de la non moins
prestigieuse équipe masculine, composée de Benjamin Latt, Frodo van de
Geuchte et Florian Adami, j’ai fait mes premiers pas dans une
compétition de cette envergure en tentant de garder les petits pains
aux céréales du déjeuner à leur place. Des poches sous les yeux,
témoins de ma paisible nuit pré-compétition, un survêtement officiel
sur le dos et, ne l’oublions pas, mon t-shirt apache contre mon cœur,
j’ai attendu mon tour, tout comme mes compagnons de fortune (plus que
d’infortune) ont attendu le leur.
Galvanisés par Thierry Vidal et Alain Descorsier, nos entraîneurs
efficaces et attentifs, nous avons défendu les couleurs de la France
avec, je l’espère, autant d’implication que d’application. Affrontant
tour à tour Allemands,
Coréens, Canadiens, Slovènes, Malgaches, Italiens, Britanniques et
Hongrois, pour un grand tour du monde de la canne de combat, nous nous
sommes hissés jusqu’aux plus hautes marches du podium, celui du
classement individuel, mais également celui du classement par équipe.
Surtout, surtout, nous avons fait nombre de belles rencontres, autant sportives qu’humaines, comme il est d’usage de le dire. Approcher
des cannistes d’autres pays, échanger avec eux, se donner des conseils,
en recevoir, s’encourager, se féliciter a eu, à mon sens, autant
d’importance que nos résultats.
Voir la délégation allemande ne sachant plus où se mettre au moment de
la distribution de bretzels et de la démonstration de danses traditionnelles en costume, compatir avec la délégation française dubitative devant les saucisses
en papier mâché de la soirée barbecue, admirer la délégation canadienne
restée en t-shirt par –30 au soleil, voilà qui était aussi sympathique
que de se démener sur l’aire et d’en sortir avec l’impression de s’être bien battu.
Le bilan, bien sûr, ce sont des médailles, mais aussi le sentiment d’avoir appris énormément, comme c’est souvent le cas en compétition, et d’avoir, quand même, participé à un événement exceptionnel.
C’est là qu’il faut évidemment remercier tout ceux qui se sont donné du
mal pour l’organiser ainsi que tous les officiels qui étaient présents
et bien présents, et qui nous ont permis de vivre une compétition des
plus réussies. (Sans oublier l’office de tourisme de la ville de
Frankenberg, Eder, pour la tasse « Frankenberg das ists’s » que nous avons reçue en cadeau. Elle trône sur mon bureau et je n’en suis pas peu fière)
Un seul mot pour finir : Va falloir s’y mettre, les gars, si on veut être prêts pour la prochaine !

Comment ? Le Championnat de France 2008, si j’m’en souviens ? Ah, ça, mes souvenirs sont vagues, mais ils sont bien présents, mon jeune ami. C’était il y a quoi ? Six, sept mois, que’qu’chose comme ça… J’étais jeune et insouciant à l’époque ; je n’demandais qu’une chose, c’était de m’éclater sur l’aire avec ma bande de potes. Alors on s’est équipé, on a pris d’quoi manger – de quoi t’nir facilement quelques heures – et on est parti là-haut dans le XVIIème, carrément d’l’aut’ côté de Paris. On était bien motivés, ça oui, alors on n’a pas mis plus d’quarante ou quarante-cinq minutes pour arriver jusque-là. C’a pas été facile, il a fallu faire plusieurs changements, mais finalement on y est arrivé sans encombre.
Apparemment la rumeur s’était répandue et on n’était pas les premiers en débarquant sur place. Y’avait même des gens qu’étaient venus de plus loin qu’nous, de Clermont-Ferrand et d’autres de Toulouse si j’me souviens bien. C’était tous des braves gens avec qui on se s’rait bien entendus, mais y v’naient pour la même chose que nous et ça, on pouvait pas les laisser faire.
Alors on s’est dit une chose qui nous a pt’être perdus maint’nant que j’y r’pense avec le r’cul. On s’est dit : « chacun le sien et on se retrouve après ». Ouaip, on avait pt’être bien mis la barre un peu haut. On s’croyait invincibles parce qu’on était soudés comme les cinq doigts d’la main. On n’était pas le club des cinq mais presque. Sauf qu’à cinq contre trois ou quat’ fois plus on n’a pas t’nu la route.
Di Mambo est tombé l’premier, alors que la bataille commençait ferme. Il a pas vu v’nir les attaques et on n’a rien pu faire de not’ côté pour lui donner un coup d’main avant qu’ça tourne mal. Mais ç’avait été un coup dur au moral et Ben, François et moi on n’a pas t’nu le choc. Ils sont arrivés comme des molosses et se sont débarrassés de nous comme s’ils avaient envie d’nous bouffer tous crus. Y restait que Sélénia, qui a continué à corriger ses adversaires. Jusqu’à ce qu’elle tombe contre l’insulaire qui avait décidé de rien partager. C’est normal, on aurait fait pareil à sa place, c’était la mentalité d’l’époque qui voulait ça. C’était vachement bien joué d’la part de not’ p’tite guerrière, elle était à deux doigts de glaner l’titre, mais elle a quand même eu l’vice-titre.
Enfin bon tout ça c’est du passé. Si c’était à r’faire j’dirais qu’y faudrait pas s’emmerder avec les soi-disant règles de fair-play et les attaquer à deux ou trois contre un pour pas leur laisser une chance. Ou dans l’dos, pendant qu’y s’y attendent pas. Ch’sais pas trop. Ah ! C’est des bons souv’nirs que tout ça, ça fait du bien d’les faire ressortir de temps en temps et j’vous r’mercie d’m’avoir écouté jusqu’au bout.
Demat les aminches!
Foin de quiproquos, campement à Quimper, et cap sur la mer! Voyage sous l’eau, vitesse pépère, aucun accroc, sans commentaire. Soirée spaghettos, repas presto pour respecter l’horaire. Dès matin tôt, abandon du berceau, sortie illico vers le débarcadère. En proue Touco, rends-nous forts et fiers !
Entre deux aires, concours de seaux et casques à l'envers. Entre deux eaux, échanges de mots sous paratonnerre. Tout était beau, rien de travers. Crêpes à gogo, en veux-tu ça va plaire, succulence et savoir-faire. Saint-Jacques-poireaux ou caramel du tonnerre, disparus bobos, plaies, fiascos et revers.
En résumé :
Beno tâte l’éclair, enchaîne subito et toujours accélère. Souffle sirocco, zéphyr des praires chasse les bulots, tournoie bien haut, fonce vent arrière ! Face au premier numéro la pression à zéro lui permet de s’y plaire. Aux tourbillons de latéraux, voltes et feintes succédèrent. Cendres et poussières, descente d'air chaud, le vent s'ancre en terre tandis que conquiert le Uno. (en 1/8èmes)
Kptain sur bateau survole les flots, esquive les canots, renverse les paquebots, fait tanguer les cabotières. Manque de pot ou coup de calcaire, étarquer ne fait pas l’affaire, l’embarcation prend l’eau et aborde la galère. Hisse et oh, matelot, cachalot sous gravière! (en 1/8èmes)
Sélénia change de peau, devient sans sursaut Sélénia la Guerrière. Baisse le front, arque le dos et surprend ses pairs. Pas de victoire mais à défaut les féloches des adversaires. Résonnent encore les échos des hourras et bravos que son talent requiert. (en 1/4ts)
Franco sort du lot et dérange l’ordinaire. Par son style et son air, aussi par son manteau, aussi bleu que nouveau, étudié pour l’assaut, fin révolutionnaire, spécialement pour l’affaire décroché de la patère pour coiffer au poteau les retardataires. Dynamique aéro mais concurrents millénaires mènent trop vite à vau-l’eau les espoirs téméraires. (en qualifs)
Di Mambo dessert avec brio les secrets et mystères des temples martiaux. Mi panthère mi oiseau, duo de guerre serré comme un étau, danse des nerfs souple comme un roseau, c’est l’alliance éphémère du mortifère et du beau. Barreau de fer, cage à corbeaux, le félin s’y perd et prend un rateau. (en 1/8èmes)
Jeff l’homme disco donne le ton, fredonne l’air. Eteignez les lumières, faites chauffer la sono, enlevez vos impers, coiffez vos coupes afros ! Fente arrière et tango, concert de croisés hauts. Pas d'équerre, c'en est trop, la chute s'opère sur le do. (en qualifs)
Le X au bistrot délaisse la bière pour une menthe à l’eau. Persévère dans le lot, pose son verre, pèse ses mots, affute sa rapière et tempère son égo. Mental dans un pot, fentes de travers, se casse les molaires alors même qu’il déterre les jolis coquelicots. (en 1/4ts)
Conclusion :
Kenavo les potos, merci et bravo et à bientôt sur une aire !
Bonus cadeau, l’ami Beno -que dis-je ? le frère- livre presto
>>sa vidéo dernière<<.

Frères d’arme, planquez vos fourgaines et prêtez-donc vos loches à la ballade que je m’en vais vous servir sur un plateau d’argent.
Profitant d’une occasion trop rare de se mettre sur leur trente-et-un, les Apaches sautèrent dans le métral le dimanche 27 janvier dernier pour aller défendre les couleurs de leur Pantruche préférée dans le garage Carpentier du côté de la cité chinago du XIIIème.
Deux aires, dix équipes et une organisation au poil allaient passer une journée en commun pour une seconde édition des Titis Parisiens, mais à laquelle les Apaches participaient pour la première fois.
L’équipe de Sélénia, admirablement menée par celui qu’on ne nomme plus tant est déjà grande sa réputation, et leur valeureux coéquipier Smaïn, ont arraché avec bravoure la première place à l’équipe des briscards officiels qui totalisaient depuis leurs débuts, dit-on, la bagatelle de plus de 150 cannes cassées à eux trois !
En troisième position se placèrent ces furieux furibonds de Sophie et Arnaud, épaulés par (là j'ai un trou, si quelqu'un peut m'éclairer) qui se défendirent tant et si bien qu’ils réussirent à recaler à la 4ème place ex-aequo les équipes composées d’une part du X, d’Ismaël et de Karine et de l’autre de Kptain, Laurent et Philippe.
Les gars de Guillou Di Mambo et de Jeff (Jean-Philippe et Rémy) arrivèrent 6ème ex-aequo.
Ben, Bernard et Jean-Luc accédèrent à la 8ème place du classement.
Enfin François, Philippe et Hubert (si j'ai bien suivi les modifications d'équipe) se positionnèrent quant à eux à la 9ème place.
Ce fut donc comme nous l'attendions une rude et belle journée, ni trop ni trop peu fatigante, avec juste ce qu'il fallait d'entrain et d'adrénaline pour sauter d'une aire au gigantesque buffet garni (nous fûmes gâtés et gâtâmes gratos en retour de grands gâteaux goûtus) et de ce buffet au jugement, si bien que la journée passa avant qu'un clignement de paupière de buffle ne retentisse à l'horizon.
En toute fin de journée, les Apaches furent heureux de remettre à Ismaël un Apache d’honneur pour l’ensemble de son œuvre car c'est avec beaucoup d'humour et d'audace qu'il affronta la journée, tel un véritable brave sur le sentier de la gare (si on ne se prépare pas à l'avance, on finit toujours par rater un cheval de fer).
A très bientôt pour les Internationaux de France à Quimper. Travaillez dur, soyez prospères et rebecquez-vous, frères, de la fouettaison mastarée !
Etranger visiteur, cliques ici (http://www.supload.com/listen?s=V9T43BL0IC5S), ne coupe pas le son de ta fenêtre à images et alors lis ces dernières nouvelles :
Retirés dans leur tipi shamanique pour la trêve du sorcier rouge venu du nord, Les Apaches de Paname cherchent l’esprit de l’AnImAL qui habite chacun d eux.Oyez, et Zieutez chevaliers de la canne et autres compagnons qui vous promenez ce jour du cote de notre Tipi Parisien.
Quel jour sommes nous ? juste "un lendemain matin" non ! car encore chargé des échos de nos batailles.
Suivez ce lien : http://www.dailymotion.com/ApachedePaname/video/6153653
Qui vous mènera directement vers nos tricks Apaches en images...
Et cliquez une des images pour voir la galerie photo.
Dur week-end que celui des 24 et 25 Novembre. Revenus fourbis d'une excursion dans les moyennement hautes terres du Sud, ayant franchis aller et retour les plutôt-élevées terres du centre avant de revenir pétris de courbatures, d'hématomes et de genoux détraqués en moins, les Apaches retrouvèrent avec une fatigue non dissimulée le confort de leurs pénates panaméennes au creux desquelles ils savourèrent ce qu'ils vécurent comme probablement l'un des meilleurs week-end de compétition de leur vie (surtout en tant qu'Apache).
Pourtant, leur voyage ne présageait rien de bon : non seulement Coco perdit la vie dans un accident de portière aussi dramatique que fatal (ce qui n'est pas peu dire), mais il plut, venta et brouillarda tant et si fort qu'ils durent s'empiffrer de tout ce qui leur tomba sous la main en guise de seule occupation, vu qu'une sorte de décision collégiale tacite les empêchait de jouer à "je pense à un chiffre entre 1 et 999 milliards, devinez lequel", leur passe-temps favori.
Bref rien ne s'annonçait alors aussi bancal que la situation dans laquelle ils se jetaient à bras raccourcis, sauf peut-être un dahu unijambiste dans l'escalier de
Il leur fallut tout le réconfort d'un restaurant italien (qu'aurait été un voyage dans la région s'il n'y avait pas eu de pizza-aligot-saucisse?) ainsi qu'une bonne nuit de sommeil réparateur pour retrouver leur entrain légendaire et se lancer dès les plus fraîches heures de l'aube (enfin juste après le petit déjeuner de 9h30 en tout cas) à la recherche de provisions pour les deux fatigants jours à venir, mais surtout en quête d'un remplaçant pour leur Coco national à la mémoire de qui ils avaient un peu la gueule de bois en ce beau jour de marché.
Une fois les poches bien remplies, l'équipe de Clermont-Ferrand rencontrée, la compétition reportée quelques heures plus tard en raison d'une indisponibilité du gymnase, une mascotte dénichée sous la forme d'un toucan de bois au bec levé qu'ils nommèrent prosaïquement "Touco", et la troupe renforcée par l'équipe des Charlemontois, tous les braves se rendirent sur le lieu de la bataille où ils accomplirent les rites ancestraux qu'ils avaient appris tous seuls au gré des rencontres : formation du tas, mise en évidence de la mascotte, application des tissus moletonnés de guerre et danse chauffante rectangulaire. La lutte fut rude, les combats épiques et les victoires nombreuses. Est-il besoin de préciser que durant ce tournoi mettant en lice quatorze équipes, 2128 latéraux extérieurs, 1993 latéraux croisés, 212 brisés, 45 croisés haut, 25 enlevés et 10 croisés bas furent exécutés, 21 sorties d'aire, 39 lâchers de canne et 4 avertissements furent comptabilisés, 13 cannes furent brisées et
Car oui, au-delà de la technique, des cabrioles ou de l'efficacité (suivant les objectifs), ce trio de tête sut s'imposer malgré les obstacles qui lui barraient la route sous la forme de groupes plus ou moins bien identifés de tireurs issus de tous les coins de
Force fut de constater que les batailles furent parfois rudes mais tout le temps agréables et courtoises. Kévin et Benjamin L. atteignirent donc la première place (de peu, de peu...), Kptain, Ben et Le X arrivèrent seconds, Frodo et Guillaume B. la troisième. Ces trois équipes furent généreusement récompensés de laguioles gravés à leur position! Quant aux deux autres équipes des Apaches, François et Di Mambo arrivèrent 7èmes et le capitaine DJeff et Sélénia prirent la 8ème position.
Je suis fier de pouvoir maintenant annoncer les récompenses décernées par ces sauvages des faubourgs :
- le Tipi d'or va à l'ensemble de l'équipe de Clermont-Ferrand pour la bonne humeur qu'ils savent véhiculer avec eux.
- le Sorcier de jade est remis à Frodo pour ses manipulations manipulatoires et son aisance à virevolter.
- le Totem de buis céleste (attention, c'est prestigieux) est érigé sans hésitation à Philippe JOLY pour toute l'organisation et la patience qu'il a su mettre en oeuvre pour que tout se déroule dans les meilleures conditions.
Enfin, une fois n'est pas coutume, les Apaches ont décidé de remettre un prix en interne :
- le Tomahawk de plomb revient à Guillaume Di Mambo, le guerrier qui a su jouer du poignet pour envoyer sa canne directement et bien malgré lui dans ce que l'on appelle par chez nous "le nez de Kptain".
ApAAAAAches